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Aufildurhin - Au fil du Rhin, le club nucléaire d'EDF et d'EnBW


Aufildurhin - Au fil du Rhin, le club nucléaire d'EDF et d'EnBW



C'est par la voie du soi-disant "club de l'environnement" nommé "Au fil du Rhin" de Fessenheim qu'EDF et EnBW, les deux exploitants de centrales nucléaires, tentent de récupérer la notion du développement durable, et de diviser le mouvement écologiste.

Alors que la campagne pour la construction du nouveau réacteur EPR dirigée par Siemens et Framatome en France et également en Allemagne, prône "l'énergie nucléaire durable", l'association "Au fil du Rhin" roule sous le couvert de la notion du développement durable.

A coup d'argent et d'offres alléchantes, EDF et EnBW essaient d'enrôler les associations écologistes régionales dans cette nouvelle "organisation environnementaliste". Cependant, Alsace Nature et le BUND, section allemande des Amis de la Terre, refusent toutes les deux d'adhérer à l'association "Au fil du Rhin", servant de couverture à l'industrie nucléaire.


EDF et EnBW misent sur la vénalité du mouvement écologiste. En Alsace, EDF verse déjà beaucoup d'argent aux municipalités et aux associations afin de s'acheter l'acceptation des riverains et de la région concernant la centrale nucléaire de Fessenheim. "Au fil du Rhin" est censé faire de même dans le milieu des associations écologistes et des groupes d'action. Mais ce club n'est que le début d'une campagne de désinformation gigantesque à long terme. Tout comme aux Etats-Unis, le lobby nucléaire installe progressivement des groupes d'action dirigés par l'industrie. C'est en partie déjà le cas si on prend l'exemple des associations anti-éoliennes.

Quant à la construction de nouvelles centrales nucléaires en France, il s'agit d'un marché d'environ 200 milliards d'euros. Disposant apparemment d'un budget illimité, la campagne de pub pro-nucléaire n'englobe pas seulement les groupes d'action dirigés par l'industrie, mais aussi les mensonges de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), en passant par le "greenwash", jusqu'aux soi-disants certificats "de l'environnement" comme "ISO 14001"


Jean-Jacques Rettig (CSFR)
Jean Paul Lacôte (Alsace Nature)
Axel Mayer (BUND)


Aufildurhin - Au fil du Rhin, le club nucléaire d'EDF et d'EnBW

Sujet actuel 2018:

Documentation d` ARTE au sujet de la sécurité des centrales nucléaire:

Sécurité nucléaire 2018: le grand mensonge


(Fessenheim, Belleville, Blayais, Bugey, Chattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Flamanville, Gravelines, Saint Laurent, Paluel, Saint Alban, Nogent, Golfech, Penly, Tricastin...)

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?

Glaçant


Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste. On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.












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Dieser Artikel wurde 6315 mal gelesen und am 18.12.2017 zuletzt geändert.