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EPR - l'euroréacteur (réacteur européen à eau pressurisée) - un danger pour l'homme et pour l'environnement.

EPR - Une brève critique :

L'EPR est dix fois plus sûr que les centrales nucléaires actuelles ». Cette citation de l'actuelle ministre française de l'industrie, Nicole Fontaine, est pour le moins bizarre, comme le fait remarquer Axel Mayer du BUND de Freiburg (Allemagne). En effet, ne nous rabâche-t-on pas depuis des dizaines d'années que les centrales nucléaires en service actuellement sont toutes sûres à 100% ?

Tandis que le mouvement écologiste allemand,
qui s'est laissé endormir par les promesses soporifiques d'une soi-disant «sortie du nucléaire», attend que la fermeture des installations atomiques se fasse d'elle-même, les multinationales de l'énergie nucléaire comme EnBW, RWE, Eon, Vattenfall, EDF, Siemens et Areva préparent le terrain pour faire accepter la construction de nouvelles centrales atomiques en Europe. Le projet EPR est financé par EDF et EnBW avec notre argent, si tant est que nous en sommes clients. Sa construction reviend à Siemens et à Areva.

Nouvelles stratégies pour imposer l'EPR en douceur :
Une grande partie du parc nucléaire européen doit être renouvelée à partir de 2005 et Siemens & Areva sont bien décidées à garder le pied dans le marché nucléaire mondial. Avec l'EPR, il ne s'agit pas seulement d'un nouveau réacteur pour la France, mais bien de créer une tête de série, modèle de référence à exhiber sur le marché mondial.

Le lobby du nucléaire
a tiré les leçons de ses défaites à Wyhl, Wackersdorf, Plogoff, etc., et ne répétera pas ses erreurs. Il s'y prend désormais autrement : une campagne publicitaire habile, coûtant plusieurs millions d'euros, est mise en place un peu partout en Europe pour vanter les mérites de ce type de réacteur « nouveau, sûr et durable ». La propagande publicitaire est maintenant complètement axée sur l'aspect « écologique » et favorable au climat de ce nouvel investissement. Ce sont justement les lobbies auxquels les écologistes ont mis des années à imposer des dispositifs pour réduire les taux de nitrate et de soufre dans leurs vieilles mines de charbon, qui utilisent maintenant des arguments environnementaux pour relancer leurs programmes nucléaires ! Et qui de plus s'efforcent de diviser le mouvement écologiste par le biais de polémiques sur les éoliennes. C'est ainsi que l'on réussit à refouler le souvenir des accidents nucléaires de Tchernobyl, Harrisburg, Tokaimura, etc.
Sites prévus pour les premiers EPR :

La Finlande et Flamanville (France).

Ce qui compte pour le choix de ces sites, c'est que la résistance politique et citoyennes y soit minime. Un petit pays comme la Finlande peut facilement se laisser abuser par l'arrivée de l'argent, du pouvoir et de l'influence du lobby de l'atome.
Une fois la brèche ouverte, ce dernier espère que cela fera des envieux en Europe. « Plutôt un mauvais réacteur construit en Allemagne ou en France qu'un tout aussi dangereux chez nos voisins européens finlandais », c'est le mot d'ordre qui se rattache habilement aux égoïsmes nationaux... Cela peut aussi être un aspect de la mondialisation.
De toute façon, les centrales nucléaires françaises arrivées en fin de vie devront être remplacées, et en Allemagne, l'industrie nucléaire compte sur un changement de gouvernement, avec des partis pro-nucléaires qui attendent leur tour. Il est surprenant que, dans le monde entier, ce soient souvent des partis très conservateurs qui agissent contre l'homme, la nature et l'environnement.
Le lieu d'implantation de l'EPR pourrait aussi être Fessenheim, car c'est la centrale la plus vieille de France, et il y aurait d'ores et déjà sur le site de la place pour deux nouveaux réacteurs. Des « mesures d'hygiène psychologique » ont d'ailleurs été prises en 2003 pour préparer le terrain : la centrale s'est auto-dotée d'un certificat environnemental (ISO 14001) et a fondé le nouveau club pro-nucléaire « Au fil du Rhin ». Mais les risques sismiques et la solide opposition des populations de part et d'autre du Rhin plaident contre le choix de ce site.
Au fil du Rhin, aufildurhin, Fessenheim, EDF, electricité de France, EnBW, club nucléaire, centrale nucléaire

Dangers de l'EPR (en bref) :
Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.
Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années.
Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiraient la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima.
Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.
L'EPR est grand, au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que Siemens & Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.
Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le coeur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le coeur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... (voir les études d' IPPNW à ce sujet).
Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction d'uranium, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.
Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».
Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique. Selon Jean-Jacques Rettig, du CSFR (Fessenheim), « l'Etat français n'a tiré aucune leçon de la vente d'une centrale nucléaire à l'Irak. Celui qui détient une centrale nucléaire est capable de construire une bombe. Pour des profits à court terme, EDF, EnBW, Siemens et Areva mettent la paix mondiale en danger ».
Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.
L'EPR n'est pas à l'abri du risque de fusion du coeur du réacteur. Tous les dispositifs de sécurité de l' EPR ne peuvent que contrôler des fusions à basse pression, dispositifs dont le fonctionnement est par ailleurs très controversé.
L'EPR n'est donc pas un nouveau réacteur, tous les problèmes inhérents au P.W.R restent entiers.

Sujet actuel 2018:

Documentation d` ARTE au sujet de la sécurité des centrales nucléaire:

Sécurité nucléaire 2018: le grand mensonge


(Fessenheim, Belleville, Blayais, Bugey, Chattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Flamanville, Gravelines, Saint Laurent, Paluel, Saint Alban, Nogent, Golfech, Penly, Tricastin...)

Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?

Glaçant


Des États-Unis à l'Allemagne en passant par la France et la Belgique, cette enquête révèle les failles abyssales des systèmes de protection de sites nucléaires, conçus pour la plupart avant les attaques du 11-Septembre. Interrogeant experts, politiques et activistes de Greenpeace, le film montre aussi comment l’industrie nucléaire, aujourd’hui souvent déficitaire et surendettée, peine à mettre en œuvre des mesures efficaces – et forcément coûteuses – face au risque terroriste. On découvre ainsi qu'aucune norme internationale n'est imposée aux États nucléarisés, notamment pour ce qui concerne la sécurisation des matières les plus dangereuses, malgré les tentatives de Barack Obama, initiateur du Sommet mondial sur la sécurité nucléaire... Le silence qui entoure cette menace au nom de la confidentialité face à un ennemi potentiel prive de surcroît la société civile du légitime débat sur sa sécurité, quand les décisions pour la garantir relèvent du politique. Une investigation glaçante sur l’un des secrets les mieux gardés au monde.


Que faire ?
Il faut se mobiliser et résister à la propagande médiatique du lobby nucléaire. Il y a encore des millions de consommateurs écologistes qui achètent des produits à Siemens. Nombreux sont ceux qui achètent leur électricité à des firmes nucléaires telles que Eon, EnBW, RWE, Vattenfall ou à des filiales dites environnementales. Cela pourrait changer avec le lancement de l'EPR, car il existe des producteurs alternatifs, vendant à bon marché de l'électricité produite à 100% sans nucléaire comme l'EWS de Schönau.
Mais résister pacifiquement, cela signifie aussi faire pression sur tous les sites possibles, résister à Gorleben, faire pression sur les partis pro-nucléaires allemands, ainsi que sur les partis au pouvoir en léthargie.
Les actions transfrontalières et une coopération anti-nucléaire internationale sont plus nécessaires que jamais. Si le lobby nucléaire ne connaît pas de frontières, ses opposants non plus.
L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives. Une politique énergétique digne de ce nom, durable et respectueuse du climat doit combiner différents facteurs : économies d'énergie, renoncement au gaspillage, cogénération, sources d'énergie renouvelables. Sans une véritable politique économique écologiquement soutenable, nous conduisons notre planète droit à sa perte. Avec l'EPR, cela ira seulement un peu plus vite.

Axel Mayer, BUND Freiburg, Allemagne


CSFR Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la Plaine du Rhin,
BUND Regionalverband Südlicher Oberrhein



version française

Sarkozy, l'exportation du nucléaire et l'EPR: Le Président vend du nucléaire pour Areva à la Libye, au Maroc, à la Chine, à l' Algérie, et potentiellement ce qui en découle: l'arme atomique.


Comment le président français Sarkozy met en danger la paix dans le monde avec ses exportations nucléaires.

Le Président vend à la Libye, au Maroc, à la Chine, à l' Algérie pour les groupes Areva et Siemens, du nucléaire civil qui peut, à tout moment, déboucher sur l'arme atomique.

Plus de deux décennies après l'accident de Tchernobyl, Monsieur Sarkozy a oublié ou refoulé la catastrophe. Cette "perte de mémoire" est savamment orchestrée et organisée par des groupes influents du lobby nucléaire.

Chaque nouveau pays qui, par le biais de l'industrie nucléaire dite civile et pacifique, devient un état nucléaire militaire, représente pour l'humanité une catastrophe tout à fait comparable à celle de Tchernobyl.

Mais le Président français se considère comme un agent de diffusion, un représentant de commerce des groupes nucléaires français.

Jean Jacques Rettig (CSFR), Axel Mayer (BUND Regionalverband) 11.12.2007









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Dieser Artikel wurde 7308 mal gelesen und am 18.12.2017 zuletzt geändert.